Kabini River

La faim

En Inde les greniers sont pleins, les pauvres ont faim!

Article paru dans l'édition du Monde du 02.09.10

L'Inde croule sous les réserves de céréales (riz, blé...) qui pourrissent en plein air, faute de lieux de stockage appropriés. Ces stocks, gérés par le gouvernement indien pour faire face à une chute de la production agricole comme lors de sécheresses ou d'inondations, sont également destinés aux plus démunis, à des prix subventionnés. Mais le système de distribution est miné par la bureaucratie et la corruption. 60 millions de tonnes entreposées, soit le triple des stocks nécessaires, dorment dans les entrepôts ou sous des bâches en plastique, et 11 millions de tonnes auraient déjà été détruits par la mousson, selon le quotidien Hindustan Times.

Cette négligence s'apparente à un « génocide », selon des experts nommés par la Cour suprême de justice, laquelle a ordonné, mardi 31 août, au gouvernement, de distribuer gratuitement du riz et d'autres céréales aux plus pauvres, plutôt que les voire détruits par les rats.

Depuis la révolution verte des années 1970, la production agricole indienne ne cesse d'augmenter, sans profiter à ceux qui ont le ventre vide. La moitié des enfants du pays, âgés de moins de 5 ans, souffrent de malnutrition. Et la croissance économique de ces dix dernières années n'a rien changé à leur situation : le taux de malnutrition n'a pas diminué de 1999 à 2006.

La situation de l'Inde, onzième puissance économique mondiale, est pire qu'en Afrique subsaharienne alors que le pays s'enrichit et ne connaît ni guerre civile ni crise politique. L'image d'une nation aux ventres vides et aux greniers à blé remplis suscite la colère dans le pays.

« Pourquoi le gouvernement n'a pas allégé ses stocks l'année dernière quand la plupart du pays souffrait de la sécheresse, et que l'inflation des produits alimentaires frôlait les 20 % ? Deuxièmement, pourquoi augmenter les stocks alors qu'ils pourrissent dans les hangars ? », demande l'économiste Himanshu dans une tribune publiée dans le quotidien Mint.

Outre les problèmes de gestion des stocks et d'entreposage, c'est le système de distribution publique, déficient et corrompu, qui pose problème. D'après un rapport publié en 2008 par des experts auprès de la Cour suprême, les magasins de rationnement ne sont ouverts en moyenne que deux à trois jours par mois. Et rares sont les Indiens qui peuvent acheter en une seule fois les 25 ou 30 kg de riz ou de blé auxquels ils ont droit chaque mois. Leur salaire suffit à peine pour vivre au jour le jour. Le rapport note que « beaucoup, parmi les plus vulnérables ne profitent pas des programmes d'aide alimentaire du gouvernement, ou ne sont pas couverts de manière adéquate ».

Mieux vaut être riche pour profiter des rations alimentaires réservées aux pauvres : les cartes de rationnement falsifiées s'achètent aux fonctionnaires corrompus. D'après un audit effectué par le commissariat au Plan en 2005, seuls 42 % des denrées subventionnées parviennent à ceux qui souffrent de malnutrition. Ceux qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté utilisent parfois leurs cartes de rationnement pour contracter des emprunts. Ils les donnent en gage aux usuriers ou aux propriétaires des magasins de rationnement, afin de marier leurs enfants ou rembourser d'autres dettes.

Les cartes jaunes, destinées aux plus pauvres, valent de l'or car elles permettent de revendre sur le marché des céréales achetées à seulement 4 ou 5 centimes d'euro le kilo. La corruption et les coûts de gestion absorberaient de 40 % et 70 % du budget alloué chaque année au système de distribution publique.

Comment réformer le système ? Après avoir instauré le droit à l'information, puis le droit à l'éducation, le gouvernement prépare une nouvelle loi garantissant à chacun le droit à l'alimentation. En 1971, la premier ministre Indira Gandhi s'était fait élire grâce au slogan « Eliminer la pauvreté ». Trente-huit ans plus tard, le Parti du Congrès dirigé par Sonia Gandhi, belle-fille d'Indira Gandhi, a remporté les élections sur une promesse similaire, celle de la « croissance partagée ». Entre-temps, l'Inde s'est enrichie et elle compte toujours 651 millions de pauvres, d'après les estimations de la Banque asiatique de développement.

Le mouvement Campagne pour le droit à l'alimentation prône l'accès aux denrées alimentaires de base subventionnées par le gouvernement à tous les habitants du pays. La comptabilisation des pauvres, en Inde, est sujette à de nombreuses polémiques portant sur les critères retenus, et les listes, souvent manipulées, manquent de fiabilité.

D'après un recensement effectué en 2005 et en 2006, seuls 56 % des foyers qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, étaient répertoriés comme tels par le gouvernement. Enfin, un foyer peut sombrer dans la pauvreté, du jour au lendemain, en cas de catastrophe naturelle, ou si l'un de ses membres décède ou tombe malade.

« Pour ceux qui ont faim, le système de distribution publique universel servira de bouée de sauvetage. Pour les autres, ce sera une forme de soutien financier et de sécurité sociale », explique l'économiste Jean Drèze, membre de la Campagne pour le droit à l'alimentation. Mais cette réforme risque de coûter cher : plus de 17 milliards d'euros selon M. Drèze. Le pays sera-t-il prêt à consacrer 1,5 % de son produit intérieur brut (PIB) au combat contre la faim ? Le projet de loi du gouvernement devrait être dévoilé d'ici à cet hiver.

Julien Bouissou

L'école en Inde

Finie l'école buissonnière pour les enfants indiens

© DR

L’école primaire est désormais un ''droit fondamental'' en Inde [Fr]

Ella Martin

Aujourd'hui l'Inde (France)

Le 01-04-2010 (Publié sur internet le 14-04-2010)

689 mots

La loi sur le droit à l’éducation en Inde rentre en vigueur dès aujourd’hui.

Dorénavant tous les enfants indiens devront pouvoir prendre le chemin

de l'école dès l'âge de 6 ans.

Les enfants indiens seront obligés d'aller à l'école dès la rentrée prochaine.

Filles et garçons, riches et pauvres, tous les élèves âgés de 6 à 14 ans

devront remplir les bancs scolaires. C'est l'annonce faite aujourd'hui

par le premier ministre Manmohan Singh, qui souhaite marquer ce jour

d'une pierre blanche. Dorénavant le 1er avril sera une date historique

dans l'histoire indienne, date à laquelle l'acte constitutionnel du droit

à l'éducation est entré en vigueur.

Depuis 100 ans le pays essaie de transformer l'éducation en un

droit, et d'en finir avec son statut de privilège qui accentue les

inégalités sociales. Il y a des enfants ‘‘invisibles’’, des enfants

assujettis par des patrons, des jeunes garçons qui s'occupent

du bétail ou qui sont employés de boutiques, des filles

travaillant dans les champs, en tant qu'aides domestiques

ou obligées de s'occuper de leur fratrie, et tous sont sujets

à se marier très tôt , explique Kapil Sibal, ministre du

développement des ressources humaines, dans le quotidien The Hindu.

Beaucoup de ces enfants sont officiellement inscrits à

l'école, mais sèchent les cours ou n'y ont jamais été.

D'autres sont des migrants ou des enfants des rues qui

vivent dans des conditions très difficiles. Refuser de

les éduquer va à l'encontre de la nature universelle des

droits de l'Homme, continue-t-il.

Ce droit fondamental à l'éducation élémentaire est déjà

inscrit dans le 86e amendement de la constitution indienne

depuis 2002. Sa législation avait été rédigée en 2009 sous

l'intitulé Le droit à l'éducation gratuite et obligatoire pour

les enfants mais n'avait pas été mis en œuvre. C'est

dorénavant chose faite.

En tant que membre de l'ONU, l'Inde a ratifié la conventio

n relative aux droits de l'enfant créée en 1989. Depuis de

nombreuses années, l'UNICEF se bat pour que les enfants

des pays émergents aient accès à l'éducation, et l'Inde a fait

beaucoup d'efforts dans ce sens.

Il y aurait entre 8 et 10 millions d'enfants indiens

actuellement déscolarisés alors qu'on en recensait

25 millions en 2003, d'après la d’après la BBC. En 6 ans,

le nombre d'écoliers serait passé de 57 à 192 millions.

Avec la législation de l'école primaire obligatoire, l'Inde

compte mettre un terme aux inégalités infantiles et veut

offrir à chaque enfant la possibilité de se forger un avenir,

mais elle est consciente que tout reste encore à faire.

Faire passer une loi ne signifie pas que tous les

enfants vont être éduqués. Nous voulons préparer

des structures pour une éducation de qualité, mais

la communauté entière doit participer à cette entreprise,

a notamment insisté Kapil Sibal.

Dans les écoles privées, 25% des écoliers devront provenir

des milieux sociaux défavorisés et les enfants en difficulté

scolaire seront intégrés dans des classes adaptées. Les

autorités locales et les gouvernements régionaux feront une

étude géographique afin de construire des établissements

accessibles à tous.

L'acte indique aussi que le nouveau système scolaire

bénéficiera de professeurs compétents, de terrains de jeux

et d'infrastructures correctes. Le département des sports

souhaite mettre en place l'éducation physique afin

d'optimiser le développement mental, physique, émotionnel

et social de l'enfant, développe Kapil Sibal.

Le gouvernement indien participera à hauteur de 55% tandis

que les 45% restant seront financés par les Etats fédérés,

la Commission des finances leur ayant déjà reversé 4 milliards

d'euros. Le gouvernement fédéral a aussi approuvé une dépense

de 2,5 millions d'euros pour la rentrée 2010-2011.

Ella Martin pour Aujourd'hui l'Inde (France)

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans

Elles ne reflètent pas nécessairement les vues de Planète Urgence

cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e.

La roupie

La roupie

La roupie indienne se dote d’un nouveau symbole

par Sarah sur le portail www.inde-en-ligne.com

15 septembre 2010

La roupie, vous connaissez ? Elle peut être indienne, sri lankais, népalaise,

pakistanaise, indonésienne.... Depuis le 15 juillet dernier, on ne peut plus confondre.

Le gouvernement a présenté son nouveau symbole monétaire après examen des

3000 propositions faites par les candidats du concours lancé en 2009. C’est Uday

Kumar qui a remporté le prix avec son dessin . Le symbole de la lettre "R" dessinée

à partir de l’alphabet latin et de l’alphabet devanagari utilisé pour écrire le hindi a

retenu l’attention des jurés.

Ce symbole monétaire place la devise indienne sur un pied d’égalité avec l’euro,

le dollar, le yen, le yuan ou la livre sterling. L’objectif de ce nouveau symbole est

aussi économique. En se plaçant sur la même échelle que les monnaies évoquées

plus haut, la roupie indienne pourra être plus facilement convertie. Le problème

actuel de la "convertibilité" des monnaies réside dans la position des banques

centrales. La crise mondiale a touché l’Inde comme les autres pays. Aussi le

sujet doit-il être revu par le Ministre des Finances et la Banque de réserve. Un

compte rendu doit être prochainement publié à ce sujet.Cette volonté entre dans

un contexte global de croissance du pays. Notons toutefois que la roupie

indienne restera dans les prochains mois partiellement convertible.

Si ce nouveau symbole ne sera pas imprimé sur les billets ou gravé sur

les pièces, il sera très prochainement inclus dans l’Unicode et donc utilisé

facilement sur les claviers d’ordinateurs.

Envois d' Octobre

 

Les envois de fonds vont avoir lieu en Octobre.

Je vous rappelle que nous parrainons 32 enfants sur les 75 de l'orphelinat de St Anthony au Karnataka en Inde.

2600 euros vont partir pour l'orphelinat. Ils vont permettre de les nourrir de les habiller et surtout de payer les frais de scolarité, uniformes(obligatoires) livres et cahiers.

De beaux courriers ont été échangés durant ces 6 derniers mois. Les enfants sont enchantés de petites attentions, colis de petits jeux ou vêtements, bijoux, petites culottes que leur ont envoyé leur marraines françaises.

Ils se portent tous bien grâce à une meilleure nourriture et à des soins de santé, dentiste, soins de peau.....

Le bilan de notre aide est très positif et de nombreux enfants qui seraient retournés dans leur village à la fin du premier cycle de scolarité sont restés dans le home pour poursuivre leurs études.

Le home est presque fini. Il sera inauguré le 19 Décembre.

Une riche personnalité de l'endroit, ayant vu la réalisation du bâtiment a donné la somme nécessaire à la construction d'un étage sur celui-ci. Grâce à cet étage une école va prendre vie évitant ainsi aux enfants des trajets allant parfois jusqu'à 8 kms aller à pieds et autant retour, tous les jours!

Encore merci à tous ceux qui ont donné et à tous ceux qui vont se sentir une âme de parrain ou de marraine!

Pour cela, il suffit que vous me fassiez un mail afin que je vous communique mon adresse.

Un versement de 160 euros pour l'année et une remise d'impôts de 66% voilà de quoi entretenir un des petits que vous pouvez voir sur le film St Anthony'home sur la page St Anthony's home

Editeur

 

Ayant des milliers de photos de qualité  des villages tribaux de la région de la Bandipur forest et de la Kabini River, paysages, vie quotidienne, portraits....je souhaiterai faire éditer un livre de photos dont les droits d'auteur iraient à l' ONG Pragathi. Si quelqu'un est interessé merci de me contacter.

lien vers mon blog

Merci de me retrouver sur www.kalyani345.typepad.com

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